réglementation pharmaceutique

Bonnes pratiques de pharmacovigilance en France


Les bonnes pratiques de pharmacovigilance de l’ANSM ont pour objectif de guider l’ensemble des acteurs et parties prenantes du système de pharmacovigilance, professionnels de santé, patients, ANSM, centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et entreprises pharmaceutiques (exploitants et titulaires d’AMM), en détaillant le rôle de chacun dans ce système. La dernière version en vigueur a été publiée en Mai 2022.

En France, la pharmacovigilance constitue un pilier essentiel de la sécurité des médicaments. Elle vise à assurer la surveillance, l’évaluation, la prévention et la gestion du risque d’effet indésirable lié à l’utilisation des médicaments, tout au long de leur cycle de vie, avant comme après leur mise sur le marché.

  • Un référentiel français aligné avec les exigences européennes

Les bonnes pratiques de pharmacovigilance (BPPV) françaises doivent être lues en cohérence avec les Good Pharmacovigilance Practices, ou GVP, élaborées au niveau européen par l’EMA.

La version actualisée des bonnes pratiques françaises de mai 2022 fait suite au renforcement de la pharmacovigilance au niveau national et au niveau européen et intègre les évolutions induites par la réforme de l’accès dérogatoire des médicaments.  

Pour les industriels, cela implique une double lecture :

  • conformité aux exigences européennes ;
  • prise en compte des spécificités françaises, notamment sur l’organisation locale, le rôle de la personne de référence en matière de pharmacovigilance en France (RPV) et les interactions avec les autorités nationales.
  • Le rôle central du titulaire d’AMM et de l’exploitant

Un chapitre des BPPV est consacré au rôle du titulaire d’AMM et de l’exploitant, particulièrement structurant pour les laboratoires pharmaceutiques opérant en France. L’ANSM a également publié une FAQ dédiée à ce chapitre, mise à jour en janvier 2026, afin de clarifier plusieurs points opérationnels liés à l’organisation du système de pharmacovigilance en France.

Parmi les précisions importantes figurent notamment :

  • la désignation et les missions du RPV ;
  • la visibilité du RPV sur les activités du système de PV (rapports périodiques de sécurité (PSUR), plans de gestion des risques (PGR), mesures de réduction du risque, systèmes informatisés et le PSMF européen ;
  • la continuité des activités de pharmacovigilance ;
  • l’obligation d’enregistrement et de déclaration ;
  • la gestion des signaux ;
  • la supervision des activités externalisées ;
  • des précisions sur le système de management de la qualité (audits, archivage, plan de continuité des activités, maitrise des systèmes informatisés).

Pour les entreprises, ces clarifications renforcent l’importance d’un système PV documenté, robuste et effectivement piloté au niveau local.

  • Déclaration des effets indésirables : une obligation partagée

La déclaration des effets indésirables reste au cœur du dispositif. Les professionnels de santé doivent signaler tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament, quel que soit le contexte de survenue : par exemple, usage conforme, mésusage, abus, surdosage, erreur médicamenteuse ou exposition professionnelle.

Les patients et professionnels de santé peuvent également déclarer les effets indésirables qu’ils suspectent d’être liés à un médicament ou à un produit de santé, notamment via le portail national de signalement de l’ANSM.

Les signalements effectués sur ce portail sont orientés vers les structures compétentes, notamment les CRPV.

Pour les titulaires d’AMM et exploitants, cela suppose une organisation claire pour :

  • détecter les cas issus de toutes les sources pertinentes ;
  • assurer leur évaluation médicale et réglementaire ;
  • respecter les délais de transmission aux autorités compétentes ;
  • garantir la qualité et la traçabilité des informations recueillies ;
  • gérer la documentation des cas lorsque les informations initiales sont insuffisantes.
  • Externalisation : rester responsable, même lorsque l’activité est déléguée

De nombreuses entreprises pharmaceutiques externalisent tout ou partie de leurs activités de pharmacovigilance : traitement des cas, revue de la littérature scientifique, veille réglementaire, rédaction de rapports de sécurité ou gestion des signaux.

Cette externalisation ne transfère pas la responsabilité réglementaire. Le titulaire d’AMM ou l’exploitant doit conserver une supervision suffisante du prestataire, encadrée par des contrats, procédures qualité, indicateurs de performance, audits et bilans périodiques.

  • Se préparer aux inspections ANSM

La conformité aux BPPV doit pouvoir être démontrée à tout moment. Une entreprise inspectée doit être en mesure de présenter un système de pharmacovigilance complet, documenté et opérationnel.

Les points d’attention peuvent inclurent :

  • l’organisation locale de la pharmacovigilance ;
  • les responsabilités et la visibilité du RPV sur les activités de pharmacovigilance ;
  • le système qualité applicable à la pharmacovigilance ;
  • les interfaces avec les partenaires/prestataires ;
  • la gestion des cas de pharmacovigilance ;
  • la détection et la gestion des signaux ;
  • les PSUR et PGR ;
  • les formations PV ;
  • les systèmes informatisés ;
  • les plans de continuité d’activité ;
  • les audits et CAPA.

Une préparation efficace repose sur des audits réguliers, des mock inspections, une revue documentaire structurée et un plan d’actions priorisé selon les risques.

Les bonnes pratiques de pharmacovigilance françaises de l’ANSM s’inscrivent dans un environnement réglementaire européen exigeant, en constante évolution. Pour les titulaires d’AMM et les exploitants, la conformité PV doit être intégrée dans la gouvernance globale de l’entreprise.

Un dispositif robuste permet de répondre aux attentes réglementaires, mais aussi de sécuriser les produits, renforcer la qualité des données de sécurité, anticiper les inspections et préserver la sécurité des patients.

Les consultants d’ATESSIA vous accompagnent dans l’évaluation, la structuration et l’optimisation de vos systèmes de pharmacovigilance : audits, formations, gap assessments, préparation inspection ANSM, revue documentaire, mise en conformité des processus, accompagnement des RPV et pilotage des plans CAPA.

Article rédigé par Marion PETOT, Consultante en Pharmacovigilance

Le déménagement de l’exploitant : Bien plus que de déplacer les meubles !

Dans la vie d’un laboratoire pharmaceutique, les déménagements sont des évènements relativement rares. Quand ils se produisent, ce sont à de multiples challenges que sont confrontées les équipes : Naviguer dans les méandres de la réglementation applicable aux établissements pharmaceutiques pour trouver la bonne démarche à effectuer, multiplicité des démarches proposées sur le site de l’ANSM, déclarations obligatoires, imbroglios juridiques, nécessaire précision des informations à fournir, respect des délais. Atessia, fort de son expérience de dizaines de projets menés en 8 ans d’existence et sous la conduite de ses experts, saura être votre boussole pour vous orienter rapidement et éviter les écueils synonymes de perte de temps.

Qui ? Des interlocuteurs divers, en interne et en externe !

Première difficulté : S’orienter parmi les différents interlocuteurs nécessaires pour la réussite du projet.

Tout d’abord parmi les instances officielles, l’ANSM est la première et principale autorité concernée. En charge d’autoriser, d’inspecter et de surveiller l’activité des établissements, elle est clé pour obtenir le sésame : l’autorisation de déménager.

Mais ce n’est pas tout, le greffe sera sollicité, il faudra également maîtriser les subtilités des services en ligne de l’Union Européenne (ex : EMA account management, SPOR OMS…).

Selon les cas, votre carnet d’adresses sera mis à contribution : de nombreux interlocuteurs internes ou partenaires seront sollicités : information médicale, pharmacovigilance, supply chain, ceux-ci pouvant se trouver dans la filiale ou à la maison mère… sans compter les services IT et les services généraux ainsi que leurs prestataires (architectes, maîtrise d’ouvrage…) qui seront également clés dans le montage du dossier.

Quoi faire ? Des procédures en pagaille, en amont et en aval !

Outre le cœur du dossier (demande d’ouverture auprès de l’ANSM), il vous faudra tel un chef d’orchestre coordonner une pléiade de démarches administratives pour déclarer les fermetures, les ouvertures, les modifications administratives. La clé ? La méthode, l’expérience, et l’art du change control !

Maximiser ses chances de succès : La force de l’expérience Atessia

L’équipe Atessia, multidisciplinaire et menée par un chef de projet expert, saura vous guider pour identifier les points à risque, et mettre l’accent sur ceux qui permettront de répondre aux mieux aux attentes de l’autorité. Objectif zéro questions de l’ANSM pour des délais optimisés !

Et ce n’est pas terminé ! Des conséquences réglementaires qui nécessitent une parfaite coordination…

Adresse du titulaire d’AMM, Adresse de l’exploitant : Selon le portefeuille produit (nombre d’AMM, diversité des procédures), c’est toute une stratégie qui devra être mise au point, le cas échéant validée avec la maison mère, et, en fonction de l’importance du portefeuille, discutée avec l’ANSM pour une parfaite synchronisation. Les équipes d’Atessia peuvent ici aussi vous apporter toutes leurs connaissances dans la stratégie, et sa mise en œuvre, y compris dans la validation des articles de conditionnement et la stratégie de dépôt des variations d’AMM.

Quand les erreurs se payent cher

Les projets de déménagement s’étalent sur plusieurs mois, mais une simple erreur administrative peut induire un retard de plusieurs mois avec les conséquences financières associées. Pour assurer vos deadlines, Atessia vous fera profiter de son expérience et vous évitera les situations imprévues.

L’importance d’une gestion de projet efficace

Fort de son expérience, Atessia dédie un chef de projet expérimenté à votre projet. Vous n’avez plus qu’à vous relaxer et vous laisser guider !

Article rédigé par Raphaël DAUVERGNE, Consultant sénior Affaires Réglementaires & Pharmaceutiques